"PÉRIPHÉRIQUE" : le L.A.C. de Narbonne accueille Koen Vermeule et Jurriaan Molenaar

Jusqu’au 17 septembre le L.A.C. de Narbonne organise l’expostion "PÉRIPHÉRIQUE".

Layla Moget, présidente du L.A.C., a invité deux artistes néerlandais, Koen Vermeule et Jurriaan Molenaar, dans une proposition de regards croisés sur notre monde.

L’exposition veut amener le public à se questionner sur le thème classique du paysage et la scène de genre, revisité au travers d’un langage pictural traditionnel mais avec une lecture contemporaine. Cette proposition vient d’une demande des deux artistes qui ont eu envie de se confronter l’un à l’autre dans un espace unique au sud de la France.

Koen Vermeule (° 1965) travaille sur deux niveaux de thématique  le paysage et la société. Il est un observateur très précis. Il regarde et continue à regarder, toujours avec un appareil photo prêt a enregistrer un moment très spécifique, une courbure dans la route, une petite ombre ou quelqu’un dans une position inhabituelle. La photographie est déjà précise, dans son cadrage, lumière et composition. Ces photographies sont ajoutées à sa grande collection de matériel d’inspiration; elles sont les sources de son travail.
Ces sources sont riches et extrêmement diverses. Elles sont combinées dans des croquis et des études préliminaires avec ses propres photographies, images de médias, de sport et de judo, qu’il pratique également.

 

Koen Vermeule, sans titre, 2018. 

 

Ses peintures se retrouvent progressivement, immaculées et déshabillées de détails inopportuns, mais également nourris de plusieurs couches d’images qui créent une sorte de humus pictural. 

Les espaces de Jurriaan Molenaar (° 1968) sont nus, vides, dépourvu de présence humaine. Bien que les constructions, les fenêtres et les portes soient reconnaissables par tout le monde, ils ne représentent jamais des endroits réels.

 

Jurriaan Molenaar, "Assisi".

 

Molenaar essaye de dépeindre son sujet aussi objectivement que possible. Ses coups de brosse sont à peine visibles et l’utilisation restreinte de couleurs renforce cette volonté d’anonymat. Il trouve ses inspirations dans l’univers numérique qui lui apporte une nouvelle impulsion pour sa peinture (peut-être une photographie de fenêtre, une petite zone dans une peinture de Edward Hopper ou un extrait d’intérieur non défini sur un site immobilier). Il suffit que cet espace se révèle sans fournir trop de détails car selon Molenaar, chaque regardeur devrait pouvoir faire ses propres projections.

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