Des œuvres accessibles à tous : la sixième édition de "Beaufort"

Des œuvres accessibles à tous : la sixième édition de "Beaufort"

Si vous avez fait ces dernières semaines une promenade sur la côte belge, il y a de grandes chances que cela ne vous ait pas échappé. Depuis peu, le littoral belge accueille à nouveau la triennale artistique “Beaufort”, qui restera en place jusqu’au 30 septembre.

Pour cette sixième édition, une nouvelle perspective a été adoptée. D’une part, les éditions précédentes ont essuyé pas mal de critiques, à la fois du public et des communes, en raison de leur caractère “huppé”, de leur hermétisme et - chose jamais négligeable du point de vue des responsables politiques - de leur coût. D’autre part, le pouvoir provincial en Flandre a connu  entre-temps de sérieux bouleversements. Cela a eu pour effet un léger déplacement de centre de gravité. Sur le plan politique et financier, tant les municipalités que les autorités de Flandre ont davantage les coudées franches pour mener leur politique culturelle, tandis que les provinces doivent prioritairement s’occuper d’autres questions. La province de Flandre-Occidentale, non sans avoir remercié  le musée “Mu.ZEE” et l’intendance de Jan Moeyaert pour leur indéfectible soutien à la triennale depuis ses débuts, joue résolument la carte du tourisme.

La jeune curatrice Heidi Ballet (° 1979) a reçu pour mission de réunir autour de la table les communes du littoral et de leur proposer des noms d’artistes belges et étrangers. Ceux-ci ont créé des œuvres acessibles à tous, articulées sur deux thèmes principaux: le patrimoine architectural et l’écologie.

Les thèmes choisis sont d’un abord facile et s’adressent à un large public, quoiqu’ils ne soient pas inépuisables, loin s’en faut. On peut se demander si chaque édition de “Beaufort” réussira à captiver. Cela dépendra pour une bonne part de l’audace de la curatrice ou du curateur, de la qualité des artistes sélectionnés et de la capacité des autorités à sortir des sentiers battus. Il s’agira aussi pour la triennale de veiller à ne pas se vouloir trop dans le vent ou raccoleuse. Cela dit, l’édition de cette année donne à voir des réalisations de dix-huit artistes très différents réparties entre neuf localités de la côte. C’est ainsi que l’on peut voir des œuvres des Belges Jos De Gruyter et Harald Thys à La Panne, Stief DeSmet à La Panne et Ostende, Guillaume Bijl à Ostende, Leon Vranken à Knokke-Heist, Frederik van Simaey à Bredene, Rotor à Zeebruges et Edith Dekyndt à Nieuport. La liste complète des artistes participants se trouve ici.

Il y en a donc pour tous les goûts. Et c’est tout aussi vrai pour la programmation en marge. Des itinéraires ont été spécialement dessinés pour permettre de découvrir à vélo ou à pied des lieux intéressants par leur patrimoine architectural ou artistique, des formules ont été prévues pour les plus jeunes et les familles, neuf sommités vous accueilleront à leur table pour parler art ou patrimoine, et on a également songé à des créations vestimentaires de qualité.

“Septentrion” s’est fait l’écho de chacune des éditions de “Beaufort”  Vous retrouverez ici l’article consacré à l’édition précédente, publié dans les “Actualités” du n° 2 / 2015. Son auteur, Dorothee Cappelle (critique d'art et collègue de votre serviteur), a également rédigé le présent communiqué.

Photo : Rotor, "Who's Eating the Chinese Mitten Crab ?", Zeebruges. 

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