Guy Cassiers, habitué du Festival d'Avignon

Guy Cassiers, habitué du Festival d'Avignon

Amis lecteurs et lectrices de ce blog qui êtes férus de culture, vous n’avez certainement pas besoin que votre serviteur vous rappelle que se déroule en ce moment la soixante et onzième édition du Festival d’Avignon.

Les Plats Pays y sont à nouveau passablement à l’honneur. Si vous jetez un coup d’œil sur le programme des pièces de théâtre, vous remarquerez que le nom de Guy Cassiers (° 1960) y figure deux fois. Ce metteur en scène flamand de renommée internationale, directeur du "Toneelhuis" d’Anvers, devient tout doucement un habitué du Festival d’Avignon.

Jusq’au 12 juillet inclus, "Het Toneelhuis" présente, dans une mise en scène de Cassiers, "Le Sec et l’Humide", adaptation théâtrale du livre éponyme de Jonathan Littell. En écrivant ce livre à partir des mémoires du fasciste wallon Léon Degrelle, Littell a voulu déchiffrer, voire disséquer la phraséologie du fascisme. Le "beau Léon" est incarné à Avignon par le comédien belge Filip Jordens.

"Le Sec et l’Humide" n’est pas la première adaptation théâtrale d’un ouvrage de Jonathan Littell. En mars 2016 a été présentée à Anvers l’adaptation en langue néerlandaise de son roman "Les Bienveillantes", qui avait provoqué dans le monde entier un véritable séisme. La production du "Toneelhuis", mise en scène par Guy Cassiers, a réussi là un exercice d’équilibre pourtant périlleux, où le spectateur était également incité sans ménagement à une réflexion sur l’Europe d’aujourd’hui.

Du 18 au 20 et du 22 au 24 juillet inclus, Avignon accueille aussi le spectacle de théâtre et de danse "Grensgeval (Borderline)", version néerlandaise de la pièce "Les Suppliants" d’Elfriede Jelinek. Ce spectacle est le résultat d’une collaboration de Guy Cassiers et de son “Toneelhuis” avec la chorégraphe Maud Le Pladec.

"Grensgeval (Borderline)" interroge notre rapport à l'étranger et nos capacités de compréhension. Des réfugiés franchissent la Méditerranée. Après une traversée au péril de leur vie sur des embarcations de fortune, ils ne rencontrent sur la terre ferme qu'incompréhension, un monde ambigu en proie à ses propres peurs et à ses questionnements, à la fois concerné et impuissant. La pièce est présentée à Avignon en néerlandais, surtitrée en français.

Dans le n° 2 / 2010 de "Septentrion" est paru un article de fond sur Guy Cassiers, et les "Actualités" du n° 1 / 2016 renferment une recension de l’adaptation théâtrale des "Bienveillantes". Ce dernier texte est accessible ici.

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