Hans van Manen et le "Nationale Ballet" à Montpellier

Hans van Manen et le "Nationale Ballet" à Montpellier

Jusqu'au 7 juillet a lieu la trente-septième édition de Montpellier danse, festival de danse contemporaine de renommée internationale réunissant chaque année à Montpellier des milliers de spectateurs.

Le 4 et le 5 juillet le chorégraphe néerlandais Hans van Manen (° 1932) et le "Nationale Ballet" d'Amsterdam se produirent avec deux programmes à l'Opéra Berlioz / Le Corum.

Hans van Manen est un chorégraphe au style unique, qui sait conjuguer à une austérité formelle et une élégance déliée, une charge érotique affirmée. Il est aussi un photographe talentueux exposé internationalement. Il débute au "Ballet Récital" de Sonia Gaskell à Amsterdam avant de rejoindre le "Nationale Opera & Ballet" que dirige alors Françoise Adret. Puis il fait un bref passage chez Roland Petit aux Ballets de Paris en 1957. En 1960, il intègre le "Nederlands Dans Theater" (NDT) à La Haye comme chorégraphe résident et adjoint à la direction artistique, jusqu’en 1970. Il occupera le même poste au "Nationale Ballet". En fait, il travaillera toute sa vie avec ces deux compagnies phares des Pays-Bas.

Voici un fragment sur les ballets de Hans van Manen extrait de "La danse dans tous ses états", un livre d'Agnès Izrine paru chez L'Arche Éditeur en 2002: "Les ballets de Hans van Manen ont en commun un dépouillement stylistique fait pour magnifier la danse. De même, et malgré un appétit vorace pour toutes les formes musicales, son instrument de prédilection reste le piano qu’il sait utiliser dans toutes ses dimensions lyriques et percussives avec un sens du rythme infaillible. Son autre particularité réside dans sa fascination pour le duo qui autorise toutes sortes de  figures audacieuses à la pointe du déséquilibre. C’est le cas dans son "Adagio Hammerklavier" créé en 1973 sur la partition de Beethoven (Sonate n° 29). Avec son triple duo aux réfractions multiples, les couples évoluent dans une décélération constante, laissant apparaître une danse racée, élégamment érotique. Dans "Sarcasmen" (Pianovariations II), ce sont les "Cinq sarcasmes" de Prokofiev qui donnent le ton aux évolutions d’un couple entre attraction et répulsion. Ironique, mordante, d’une rapidité impérieuse, la pièce est virtuose. Si les trois autres œuvres à savoir "Two Gold Variations", "Frank Bridge Variations" et "Metaforen" font cette fois appel à des musiques concertantes et à un nombre de danseurs plus important, la figure du double reste au cœur de ces ballets duels. Si "Two Gold Variations", sur la musique de Jacob ter Veldhuis déploie une gestuelle athlétique, ou mystérieuse et organique, "Frank Bridge Variations", est une sorte de miracle qui associe le contrepoids au contrepoint. Enfin, "Metaforen", qui joue sur l’extrême précision des ensembles et leur musicalité, est aussi l’un des premiers ballets à avoir osé un pas de deux masculin, ce qui fit scandale lors de sa création en 1965." 

Avec ses 76 danseurs de très haut niveau recrutés dans le monde entier le "Nationale Ballet" est une compagnie internationale, qui rivalise avec les troupes les plus prestigieuses. Son répertoire unique, d’une grande richesse, a pour tradition l’innovation. Il s’étend des incontournables du ballet classique aux ballets contemporains signés Hans van Manen, David Dawson, Krzysztof Pastor ou Christopher Wheeldon en passant par les grands maîtres du XXe siècle.

"Septentrion" a consacré plusieurs articles à Hans van Manen.

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