Le phénomène du déjà-vu et la relation entre perception et mémoire : René Daniëls

Le phénomène du déjà-vu et la relation entre perception et mémoire : René Daniëls

À partir du 7 septembre, WIELS, centre d’art contemporain à Bruxelles, organise l’exposition “René Daniëls: Fragments from an Unfinished Novel”.

Le Néerlandais René Daniëls (° 1950) occupe une place intéressante dans l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle, malgré l’interruption brutale de sa carrière en 1987 suite à un AVC.

Daniëls émerge à la fin des années 70, au moment où la peinture figurative et expressive redevient populaire, et développe rapidement un langage personnel original. Il n’hésite pas à expérimenter différents styles picturaux. Certains motifs deviennent récurrents, mais sous des formes qui changent selon une logique associative onirique. À l’instar d’un compositeur, Daniëls conçoit des variations sur un thème.

À partir de 1984, un motif joue un rôle dominant: celui d’un espace d’exposition vu en perspective. Il reproduit cette forme, qui ressemble à un nœud papillon, dans des compositions où il joue avec des effets miroir, des juxtapositions ou des changements d’orientation.

Inspirée par le titre d’un des rares textes de la main de Daniëls, l’exposition “Fragments from an Unfinished Novel” explorera le phénomène du déjà-vu et la relation entre perception et mémoire, qui est au cœur de sa pratique. Présentant des toiles historiques et plusieurs œuvres inédites, l’exposition retracera le développement du langage visuel de Daniëls en explorant les effets de répétition et de variation inhérents à son œuvre.

Le n° 4 / 1994 de "Septentrion" contient un article de fond sur René Daniëls. 

Photo : "A Hall above the Pacific", 1984 © "Defares Collection".

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