"Le Tour de la prison" : le trentième anniversaire du décès de Marguerite Yourcenar

"Le Tour de la prison" : le trentième anniversaire du décès de Marguerite Yourcenar

Femme de lettres, Marguerite Yourcenar (1903-1987) est née à Bruxelles d’un père français qui faisait partie d’une vieille famille de la Flandre française et d’une mère descendant de l’aristocratie wallonne. Elle fut en 1980 la toute première femme à être admise à l’Académie française. Elle décéda le 17 décembre 1987 dans l’état américain du Maine où elle a vécu la majeure partie de sa vie. "J’ai plusieurs cultures comme j’ai plusieurs pays. J’appartiens à tous", admit-elle un jour. Dans ce dossier numérique ont été rassemblées les principales contributions publiées au fil des ans dans "Septentrion" et dans les annales  bilingues "De Franse Nederlanden - Les Pays-Bas Français".

À l’automne 2017, "Septentrion" a pris l’initiative de réaliser un montage théâtral sur la vie et l’œuvre de Yourcenar (voir les communiques parus sur ce blog le 17 octobre, le 14 novembre et le 29 novembre). Ce spectacle, intitulé "L’être que j’appelle moi. Le tour de la prison avec Marguerite Yourcenar", a été représenté le 9 novembre 2017 au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, le 28 novembre au "Budascoop" à Courtrai et le 1er décembre dans la salle Maurice Flauw à Sint-Jans-Cappel (petit village frontalier dans le département du Nord). Ces représentations ont été rendues possibles grâce au soutien de la Délégation générale du Gouvernement de la Flandre en France à Paris, le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, la "KULeuven Campus Kortrijk" et le département du Nord.

Vous pouvez voir ci-dessous un extrait de ce spectacle. Pour voir la représentation dans son intégralité ou d’autres extraits, cliquez ici.

 

Il suffit de consulter les archives de l’institution culturelle "Ons Erfdeel vzw", éditrice de "Septentrion" et des annales "De Franse Nederlanden - Les Pays-Bas Français", pour voir qu’elle  a manifesté à plusieurs reprises son intérêt pour l’œuvre de Marguerite Yourcenar. Voici un bref aperçu de quelques-unes de ces publications.

À l’occasion du trentième anniversaire du décès de Yourcenar, Luc Devoldere a publié un article dans le n° 3 / 2017 de "Septentrion" dans lequel il jette à nouveau un regard sur la vie et l’œuvre de l’auteur, sans oublier évidemment ses liens avec la Flandre tels qu’ils pointent de-ci de-là dans son œuvre. Dans le même numéro, Michèle Goslar, biographe de Yourcenar, parcourt les événements organisés tout au long de cette année commémorative ainsi que les publications parues dans ce cadre.

Le numéro 2 / 2008 de "Septentrion" contient divers articles sur Yourcenar à l’occasion du vingtième anniversaire de son décès. Le lecteur y découvre un apercu général sur son œuvre par Luc Devoldere et une contribution de Catherine Golieth sur Zénon, le personnage principal de "LŒuvre au noir". En 1999, Vic Nachtergaele a publié un commentaire sur la biographie de Yourcenar par Michèle Goslar et dès 1985, ce spécialiste publiait dans "Septentrion" une étude sur la mesure dans laquelle l’origine flamande de Marguerite Yourcenar a pu exercer une influence sur sa personne et son œuvre.

Dans l’annuaire "De Franse Nederlanden - Les Pays-Bas Français" 2017, l’ancien directeur de la Villa Mont Noir, Achmy Halley, vient de présenter le Fonds Bernier-Yourcenar, constitué à partir de la collection particulière d’Yvon Bernier, ami et collaborateur de Marguerite Yourcenar, et acquis en 2009 par les Archives départementales du Nord. Dans une lettre du 29 novembre dernier, Bernier a réagi à cet article en ces termes: "… le texte d’Achmy Halley ne saurait être d’une exactitude plus grande…"

Dans l’annuaire 2015, Luc Devoldere évoquait la place qu’ont occupé les Pays-Bas français dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar - "la petite châtelaine" - qui a passé ses années d’enfance sur un sommet de colline des monts de Flandre. En 2008, quarante ans après la publication de "LŒuvre au noir", le même auteur se demandait si l’on peut considérer Zénon comme un héros de "Mai 68" ou, plus généralement, de la modernité. Bien plus tôt encore, en 1993, le spécialiste de Yourcenar néerlandais Camiel van Woerkum sondait le rôle occupé par les Pays-Bas français dans "Quoi ? L’Éternité", la troisième partie de l’autobiographie de Marguerite Yourcenar.

Photo B. De Grendel.

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