"De Stijl" et Piet Mondrian : parcours croisés

    Piet Mondrian, composition en rouge, bleu et blanc II, 1937.

Jusqu’au 21 mars le Centre Georges Pompidou de Paris consacre une exposition aux parcours croisés du mouvement “De Stijl” et de Piet Mondrian (1872-1944), sa figure magistrale. Cette rétrospective est la toute première, en France, à éclairer un moment clé de l'histoire de l'art du XXe siècle.

“De Stijl” synthétise, dès la fin des années 1900 et dans les années 1920, une vision esthétique et sociale, un art total, qui constitue une base pour comprendre les sources de l'art moderne. À Paris, entre 1912 et 1938, Mondrian, acteur central de cette avant-garde et nourri de son expérience, met en place un vocabulaire et une “nouvelle plastique abstraite”, une entreprise radicale qui révolutionnera la peinture et l'art, avec à ses côtés Theo van Doesburg et Gerrit Rietveld, les autres fondateurs de ce mouvement transdisciplinaire qui aborde la peinture, la sculpture, l'urbanisme, l'architecture, la conception de mobilier et le graphisme.

En 1918, le premier manifeste de “De Stijl” appelle à un nouvel équilibre entre l'individuel et l'universel et milite pour la libération de l'art des contraintes du culte de l'individualisme. “De Stijl”, vision utopique et engagement dans la production du réel du monde industriel, prend ses sources à fois dans la philosophie de Spinoza et dans le mouvement théosophique alors largement répandu en aux Pays-Bas.

“Septentrion” à prêté attention à "De Stijl" et à Piet Mondrian dans plusieurs articles.

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