Eric Defoort (1943-2016)

Le 16 décembre est décédé l’historien flamand Eric Defoort. Il avait 73 ans. Sa disparition a suscité la parution d’in memoriam dans la presse flamande, qui n’évoquent que rarement son grand intérêt pour la culture de langue française et pour les les Pays-Bas français.

Defoort avait une fascination pour l’abbé J.-M. Gantois (1904-1968). En 1985, il publie “Une châtelaine flamande : Marie-Thérèse le Boucq de Ternas 1873-1961”. Cette étude, rédigée dans un français élégant, ne portait pas seulement sur la châtelaine, mais aussi sur l’abbé Gantois avec lequel la châtelaine entretenait d’étroits rapports. Le thème était proche de celui qui avait fait l’objet de la thèse d’Eric Defoort sur “Charles Maurras et l’Action française dans le catholicisme francophone belge entre 1898 et 1926”.

En 2014, Eric Defoort publie “Laat mij droef en treurig wezen. Familienotities over de zinloosheid van de Groote Oorlog” (Laissez-moi être mélancolique et triste. Notes de famille sur la vanité de la Grande Guerre). Dans cet ouvrage, il enquête sur les séquelles des souffrances tues chez les membres de sa famille qui habitaient une ferme de Flandre-Occidentale, à Oostvleteren.

Defoort était surtout connu comme historien, mais il était aussi engagé dans le mouvement flamand. Il a notamment porté sur les fonts baptismaux le parti nationaliste flamand N-VA ("Nieuw-Vlaamse Alliantie"). Toutefois il suivait la politique politicienne avec un certain recul intellectuel.

Les "Actualités" du n° 1 / 1993 de "Septentrion" renferment un article sur Defoort.  

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