Paul de Wispelaere (1928-2016)

L’écrivain flamand Paul de Wispelaere s’est éteint début décembre à l’âge de 88 ans.

Lorsque “Ons Erfdeel vzw”, l’institution flamando-néerlandaise éditrice de “Septentrion”, a publié en 1991 un ouvrage intitulé “Prosateurs néerlandophones contemporains”, De Wispelaere était un des quinze auteurs dont l’œuvre était présentée. Cela témoigne amplement de l’importance de son œuvre dans la littérature contemporaine de langue néerlandaise. Durant les années 1960-1970, surtout, De Wispelaere a compté parmi les incontestables coryphées et novateurs des lettres en Flandre.

De Wispelaere aimait s’adonner à l’expérimentation de formes littéraires dans lesquelles se côtoyaient subtilement l’essai et le roman. Il a également été l’un des premiers auteurs flamands à abolir les barrières entre la fiction et le non-fictionnel. L’influence du nouveau roman français d’Alain Robbe-Grillet ou de Michel Butor était clairement perceptible dans son écriture. L’étonnante mosaïque de son œuvre comporte entre autres sommets ses romans autobiographiques “Tussen tuin en wereld” (Entre jardin et monde, 1979), “Mijn huis is nergens meer” (Ma maison n’est plus nulle part, 1982) et son journal littéraire “Het verkoolde alfabet” (L’Alphabet calciné, 1992).

Pendant quelques années De Wispelaere a été rédacteur en chef de l’influente revue “Nieuw Vlaams Tijdschrift” et fut de ceux qui ont tenu sur les fonts baptismaux un autre périodique faisant autorité dans les sphères littéraires:  le “Nieuw Wereldtijdschrift” du poète-essayiste Herman de Coninck (1944-1997).

De Wispelaere a enseigné à de jeunes élèves pendant près de 20 ans, avant d’enthousiasmer les étudiants du supérieur en tant que professeur de lettres néerlandaises modernes à l’université d’Anvers. En 1998, il a reçu pour l’ensemble de son œuvre le prix triennal des Lettres néerlandaises, la plus haute distinction littéraire des Plats Pays.

Plusieurs fois “Septentrion” a prêté attention à l’œuvre de De Wispelaere. Dans le n° 3 / 2006 de “Septentrion” figure une recension de “L’Alphabet calciné”, son journal publié aux éditions du Castor astral de Bordeaux. “L’Alphabet calciné” est le seul ouvrage de De Wispelaere à avoir paru en traduction française.

 

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